Palmarès 2022 Villes et Villages où il fait bon vivre

Pour la troisième année consécutive, l'association Villes et Villages où il fait bon vivre publie le plus grand palmarès de toutes les communes de France métropolitaine. 34 827 communes sont analysées sur 187 critères, répartis dans 9 catégories : qualité de vie, sécurité, santé, commerces et services, transports, éducation, sports et loisirs, solidarité, attractivité immobilière. L’ensemble des données rassemblées sont issues des dernières valeurs officielles disponibles, fournies par l’Insee, le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Transition écologique, l’Arcep, ou des organismes étatiques équivalents.

Le palmarès est dévoilé en exclusivité dans le Journal du Dimanche.

Logo du Journal du Dimanche

Vous pouvez accéder au détail de la méthodologie (liste des critères, méthodes d'attribution des points, méthodes de calculs, pondérations...) via la note méthodologique officielle.

Une nouvelle catégorie : l'attractivité immobilière

La crise du COVID-19 a bouleversé la vie des Français. Les confinements, conduisant à un accroissement naturel du temps passé chez soi, ont permis une prise de conscience de l’importance du foyer dans la vie quotidienne. Ce phénomène, jumelé avec des taux d’intérêt historiquement bas, a permis à de nombreux ménages de déménager et concrétiser leur projet. Mais également aux investisseurs de (re)venir sur le marché résidentiel Français, l’immobilier étant toujours perçu comme une valeur refuge.

Au-delà d’une simple tendance, la notion du bon vivre et l’immobilier sont intrinsèquement liées. Avant de « bien vivre » dans une commune, chacun y réside. C’est dans ce contexte que l’association a décidé d’ajouter une nouvelle catégorie à son palmarès national : l’attractivité immobilière. Elle est plébiscitée à hauteur de 12% par les Français dans l’ordre de priorité.

Pour déterminer quels critères inclure dans cette nouvelle catégorie, l’association a travaillé en partenariat avec la Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM). L’expertise de la FNAIM, sa représentativité et son histoire ont permis la conduite de réflexions sur la définition objective de la notion de l’attractivité immobilière, en analysant des données pour chaque commune.

Trois critères ont été retenus : l'évolution du prix moyen au m2 pour les maisons sur 3 ans, l'évolution du prix moyen au m2 pour les appartements sur 3 ans, le taux de logements vacants de longue durée (plus de 2 ans).

Plus de détails dans cet article.

4 nouveaux critères

Aux 183 critères existants dans l'édition 2021, 4 nouveaux critères sont ajoutés pour l'édition 2022 :

  • Dans la catégorie Sécurité : la police municipale
  • Dans la nouvelle catégorie Attractivité immobilière : l'évolution du prix moyen au m2 pour les maisons sur 3 ans, l'évolution du prix moyen au m2 pour les appartements sur 3 ans, le taux de logements vacants de longue durée (plus de 2 ans)

Transformation des distances à vol d'oiseau en temps de trajet par la route

Transformer la distance à vol d’oiseau en un temps de trajet par la route en voiture est le plus grand changement méthodologique depuis la création du palmarès, qui concerne 102 critères. C’est un remaniement en profondeur qui amène plus de précision.

Pour les éditions 2020 et 2021, les points pour chaque critère étaient attribués selon un écart à la valeur minimale parmi les communes de même strate de population (exemple : taux de natalité), ou une distance à vol d’oiseau (exemple : aéroport le plus proche).

En effet, jusqu’alors, deux communes séparées par exemple par un fleuve étaient considérées accessibles l’une depuis l’autre. Raisonner à vol d’oiseau permettait d’être représentatif dans la majorité des cas, mais possédait néanmoins quelques biais :

  • La non prise en considération de la géographie : malgré la présence de frontières naturelles (fleuves, montagnes…), on pouvait considérer les communes accessibles. Par exemple, on considérait que Saint-Florent en Corse était facilement accessible depuis Bastia (moins de 10 kilomètres à vol d’oiseau, le réseau routier sinueux entre les deux n’était pas considéré)
  • La non prise en considération du contexte routier local, et donc des conditions d’accès aux communes. 15 kilomètres à vol d’oiseau permettent de rayonner grandement autour d’une zone géographique, mais il s’avère qu’un tel rayon pénalisait des communes plus rurales mais qui peuvent accéder rapidement à des agglomérations (et donc bénéficier de leur offre de services). Par exemple, Saint-Victurnien dans le département 87 (village entre 500 et 2000 habitants) est situé à plus de 15 kilomètres à vol d’oiseau de Limoges, et donc ne pouvait pas obtenir des points grâce aux services de la métropole, car celle-ci était considérée trop lointaine, ce qui n’est en réalité pas le cas par la route, puisqu’elle peut être atteinte en à peine plus de 20 minutes

Dans un souci d’amélioration continue, l’association remplace la distance calculée à vol d’oiseau par un temps de trajet en voiture par la route tenant compte de conditions moyennes de trafic.

Calcul très chronophage, l’association a réussi, grâce à la puissance des isochrones, à aboutir à une cartographie sans équivalent des temps d’accès entre chaque commune. Un isochrone représente tous les endroits accessibles depuis un point A, en un temps donné X, par la route.

S’inscrivant dans la lignée de la ville du quart d’heure, ce changement méthodologique majeur apporte plus de visibilité à des territoires jusqu’alors non considérés, et est une étape de plus vers l’affirmation de l’expertise en analyses territoriales de l’association.

Plus de détail dans la note méthodologique officielle.

Des changements à la tête du palmarès

Annecy, première ville du palmarès depuis deux années consécutives, cède sa place à Angers qui prend cette année la tête du classement ; Bayonne complète le podium. La cité angevine se démarque notamment par son attractivité immobilière, en gardant des prix relativement accessibles.

Les grandes métropoles, quant à elles, continuent de chuter dans le classement : Paris prend la 66e position (55e en 2021), Marseille arrive à la 93e place (85e en 2021) et Lyon perd 7 places et termine 63e au classement.

Du côté des villages de moins de 2 000 habitants, c’est la commune de Guéthary (64), située à proximité de Biarritz, qui ravit la première place devant Peltre (57), lauréate 2021, et Epron (14). Offrant déjà une belle qualité de vie et un accès aux commerces et aux loisirs, le village du Pays-Basque se démarque par son attractivité immobilière, en forte hausse malgré des prix déjà élevés.

Découvrez le classement de votre commune ici.